Facebook Vincent DuvignacMySpace Vincent DuvignacTwitter Vincent DuvignacFlux RSS
02 04 2013   1er à la Quik Maïder Arosteguy de Biarritz !!!

Retour sur la Maïder Arosteguy de Biarritz, WE de pâques.

 

Bon WE à la Grande plage de Btz, une organisation qui a dû s’adapter aux conditions qui n’étaient vraiment pas évidentes, et du beau monde chez les compétiteurs dans toutes les catégories. 

J’ai été étonné du niveau des plus jeunes des catégories benjamin et minimes, qui, dans ces conditions climatiques et de vagues, ont réussi à s’adapter et rester motivés…ça promet!!

 Pour ma part je suis arrivé décontracté samedi dernier à Biarritz, jusqu’à ce que je croise sur le site de la compétition Joan Duru, Marco Lacomare, Dim Ouvré, et bien d’autres… J’étais bien-sûr content de les voir car se sont des potes, mais un peu moins détendu tout de même!!  Cela m’a obligé à redoubler de concentration, à me mettre mentalement dans la même situation que lors d’une étape de WQS… Ça tombait bien, car en fait j’étais là pour m’entraîner…

 A Biarritz, c’est une compétition mentale et physique, bien plus que technique, car les vagues sont toujours aléatoires et désordonnées, et depuis 13 ans que j’y participe je n’ai jamais eu de conditions faciles. C’est donc un bon test pour voir où l’on en est en début de saison, mentalement et physiquement…

J’avais vraiment envie de gagner, et j’avais un bon soutien sur le plage en la personne de mes parents, Rudy & Noa, mon manager Andy, l’équipe des Laboratoires de Biarritz et bien d’autres… Un grand merci à eux!!!

  En sortant de la finale, je ne pensais pas avoir gagné; j’avais besoin de 7,15pts pour passer devant Joan, et je ne pensais pas que ma gauche surfée à 20secondes de la fin ferait l’affaire… Les organisateurs ont voulu garder le suspense jusqu’au podium… chose que je desteste!!!

  Mais une bonne surprise en arrivant à ce fameux podium… composé de Rudy Maréchal (4ième), Adrien Toyon (3ième) et de Joan Duru.

  Je suis vraiment content d’avoir remporté pour la deuxième fois cette Maïder, les deux fois tout juste devant Joan avec qui j’ai commencé les compétitions, et en ayant gagné toutes mes séries.  

  Dans cette période peu dotée en compétitions, surtout pour moi, cette victoire me booste bien à continuer ma préparation pour le prochain WQS au Brésil en mai prochain…

comments: Closed
16 01 2013   Hainan Wanning Riyue Bay International Surfing Festival
La China Cup à Hainan, épreuve ISA (Fédération internationale) regroupant les huit meilleures nations du surf, lance dès la semaine prochaine la saison internationale de surf. Chaque sélection nationale comprend quatre surfeurs et deux surfeuses qui concourront sur les jolies droites de cette charmante petite île chinoise. Cette manifestation, un brin pompeuse, permet de promouvoir le surf dans un pays-continent qui présente un énorme potentiel tant sportif qu’économique. L’immensité des côtes chinoises, explorées en de rares reprises, réserve probablement quelques pépites en termes de vagues, tandis que les classes moyennes émergentes présentent un marché formidable pour les firmes du surf-business. Cette compétition sera suivie, au même endroit, par la première épreuve ASP de la saison, un WQS 4 étoiles.

 surf, echos du tube, blanco, biarritz, Hainan Wanning Riyue Bay International Surfing Festival, toyon, huscenot, veminardi, defay, arnaud, duvignac, Hiberna’tour, billabong

 L'équipe de France, vice-championne de la China Cup 2012. Photo DR
 La sélection qui représentera la France lors de l’Hainan Wanning Riyue Bay International Surfing Festival, bref la China Cup, du 25 au 27 Janvier, est désormais connue. C’est un sélection basée sur le classement ASP à l’issue de l’année 2012, et tenant compte d’un certain nombre de défections. La Réunion y est fortement représentée avec Adrien Toyon, Maxime Huscenot et Medi Veminardi en surf Open et Johanne Defay en surf Ondines. Les Landais Vincent Duvignac et Alizé Arnaud complètent le line-up.

 

Jérôme Blanco

comments: Closed
15 12 2012   clip vidéo—-before winter

Voici un petit edit « home made » des mes dernières sessions automnales…

comments: Closed
03 11 2012   championnat de France 2012– 5ième.

 

Il était était très difficile de trouver les bonnes vagues. Je suis très déçu de terminer en 1/2 finale, c’était très compliqué d’avoir les bons scores, malgré des séries de 30 minutes. Medi (Véminardi) et Edouard (Delpero) ont réussi à les avoir. Il me fallait un 6pts et quelques pour passer, jamais réussi à le trouver. Je m’attendais peut-être à trouver de meilleures faces de vagues à exploiter avec la marée basse…Des conditions de mer très difficiles, mais c’est le jeu, et c’est surtout le surf. Ce sera pour l’année prochaine. Je suis resté longtemps au large pour surfer après la série car ces derniers jours je n’ai  jamais pu m’exprimer sur ces championnats. Je n’ai pas rentré un turn…

Cependant je suis ravi que de bons surfeurs se soient engagés sur ce championnat. J’espère que cette compétition deviendra un jour incontournable pour les surfeurs français. Félicitations à la FFS et ses partenaires pour l’organisation, et aussi pour la belle affiche!

C’était ma dernière compétition de la saison, je voulais donc bien terminer (comme les autres surfeurs). Mais je relativise car j’ai atteint un des mes objectifs: rester dans le top 100 mondial. C’est chose faite puisque je pointe à la 84ième place après ma 9ième place du WQS 6* de Lanzarote.

COMPTE-RENDU FFS:

Hugo Savalli offre à la Réunion le titre en surf Open et referme une parenthèse de neuf ans. Dans une fin de journée où le vent et la pluie se sont invitées mais où les vagues étaient encore bien puissantes, les Réunionnais ont enlevé deux titres : Hugo Savalli, donc, et Yohan Florantin en bodyboard open. 

Dans une finale surf open moins spectaculaire que les tours précédents en raisons des conditions se dégradant très rapidement, les quatre finalistes se sont tenus de peu. A la recherche de La vague qui aurait pu faire la différence, les quatre finalistes ont galéré pour se placer au large. Il y aura donc eu du suspense jusqu’au bout. Jusqu’à trois minutes de la fin et jusqu’à cette dernière vague de Hugo Savalli où le Réunionnais plaça un énorme roller de dos lui permettant de doubler le Vendée Tristan Guilbaud d’un souffle. « Je trouve cette bonne droite, je savais qu’il fallait que je me lâche. J’ai tout donné sur une grosse manœuvre, c’est passé, je suis très content ! » Neuf ans après le dernier titre réunionnais (Boris Le Texier en 2003), Hugo Savalli offre donc une bouffée d’oxygène à son île qui vit un véritable cauchemar depuis de longs mois. Les nombreuses attaques de requins qui ont fait trois morts et autant de blessés graves ont mis le surf réunionnais en stand-by. Mais celui-ci n’est pas mort. La preuve ce samedi à Anglet. Avec cinq titres en Open et deux en espoirs, le surf réunionnais reste plus que jamais une place forte du surf français.


comments: Closed
13 07 2012   pub G-SHOCK !

comments: Closed
13 07 2012   article sur thebottomturn.fr…merci à eux!

 

1/2 HEURE SUR SKYPE AVEC VINCENT DUVIGNAC

6 juillet 2012

 

On vous l’a déjà dit, mais au cas où vous ne suivez pas, on vous le répète: on est en pleine opération « Show Duvi Some Love« .

Du coup, on a passé une demi-heure sur skype avec Vincent Duvignac !

Photo: Guillaume Arrieta

 

 

Bon, autant vous le dire tout de suite, on a des soucis avec skype. Ce qui peut paraitre surprenant venant d’un media internet. Comme quoi, même les meilleurs ne sont pas toujours au top… alors nous, on ne vous en parle pas ! Après avoir passé bien 10 mn à batailler, Vincent me fait remarquer, par téléphone, que mon statut skype indique « déconnecté« . skype fail...

Une fois tous les détails techniques revenus à la normale (une simple modification de statut en fait) nous voilà en déjà en pleine conversation avec Duvi. On commence forcément par cette sale histoire de sponsor principal manquant.

« J’ai fini 86 au World Ranking ASP la saison dernière, ce qui me donne le droit de participer aux Prime, mais faute de sponsor principal, je n’ai pas pu aller à JBay par exemple. Du coup, je reste dans le coin, et j’en profite pour préparer la saison des QS qui arrivent. Je vise le titre de champion d’Europe. En ce moment, je m’entraine, je surf beaucoup, et j’essaye de choisir les bonnes planches. Avant, Rusty me donnait un vingtaine de planches dans l’année, donc ça facilitait grandement les choses. Maintenant, c’est plus compliqué, donc il faut que je choisisse mes planches avec beaucoup de soin, c’est vraiment important. »

Quand on sait à quelle point une bonne planche est importante pour un surfeur lambda, on imagine à peine l’aspect stratégique du choix de son quiver, et l’espoir de trouver la planche magique, quand on tape dans le haut niveau…

« En ce moment donc, je m’entraine beaucoup, entre Mimizan et les Sud Landes. Je bouge beaucoup, j’essaye d’être sur les bons spots quand il y a des grosses sessions. Mai je fais aussi pas mal d’entrainements physiques, de streching, c’est super important. Il faut arriver en pleine forme sur les events si on veut avoir une chance. »

« Et puis maintenant, j’ai l’appui de Blue Star qui me manage. Ca n’est pas seulement un job d’agent, ça va beaucoup plus loin. Ils me représentent, bien sûr, mais ils s’occupent aussi de ma communication, et ils bossent avec cameraman et photographes. C’est un super environnement pour progresser, se developper et retrouver un sponsor. Ils croient en moi, et je leur fait totalement confiance. Ils ont une vraie expérience dans le surf et c’est une équipe sérieuse. »

Bon, sortons un peu de l’aspect « professionnel » des choses, et parlons surf un peu. On a demandé à Vincent s’il avait un conseil ou deux pour nous aider à progresser. Il en a une vingtaine en fait, mais ça commence par les bases:

« Le plus important, c’est le respect dans l’eau. Respecter les locaux bien sûr, mais que les locaux respectent aussi ceux qui arrivent. Respecter les priorités, les règles, le spot, la convivialité. C’est vraiment super important. Ca permet d’évoluer dans une bonne atmosphère et de progresser.

Après, il faut aussi rester humble, connaître son niveau, et ne pas se sur-estimer. Par exemple, samedi dernier, il y avait encore 2 ou 3 mecs à l’eau qui se jetaient, mais qui n’avaient pas le niveau. Je ne sais pas si ils avaient conscience du danger, mais ils se prenaient des brasses, et ils y retournaient alors que ça n’était clairement pas une session pour eux. L’un d’eux aurait pu finir assommé. La Gravière, ça n’est pas un spot anodin. Il y à 15 jours, ou 3 semaines, d’ailleurs, il y a failli avoir un drame avec un mec qui n’est vraiment pas passé loin. S’il n’avait pas été secouru par d’autres il serait mort à l’heure qu’il est.

Sinon, il ne faut pas négliger l’aspect marin, la lecture des vagues, des courants, de l’océan. Ca aide beaucoup. Il faut aussi comprendre ses sensations. C’est une clé pour progresser. Et puis surtout, il faut aller surfer. Le plus souvent possible, même quand les conditions sont pourries, il faut aller à l’eau, et ramer ! »

On en vient à parler de la scène surf à Mimizan. C’est vrai, le bled, ne fait pas parti des destination surf les plus courrues, alors que c’est au coeur des Landes, avec Vincent comme ambassadeur…

« Déjà, je n’ai pas envie de dire que ‘je tire la scène vers le haut’. Il y a beaucoup de bons surfeurs à Mimizan, des jeunes qui sont très forts, des anciens,… Il y a quelques surfeurs qui montent, mais Mimizan reste un endroit discret, et physique pour le surf. Les vagues ne sont pas vraiment faciles, et puis il y a beaucoup de secrets spots. Il faut se dire qu’il doit y avoir 10 km de littoral ici, alors imagines… Et puisil n’y a pas de grosse structure ici, on est éloigné des grands pôles comme Hossegor / Biarritz ou Lacanau / Bordeaux. »

Parlons un peu trip maintenant. On se souvient que l’année dernière, Vincent avait été participé à Sunset à Hawaii. On lui demande son meilleur souvenir du trip, et aussi le pire…

« Pour le pire, un séquence vraiment dure, où j’ai appris que je perdais mon sponsor principal, et quelques heures après, je déposais ma femme à l’aéroport pour qu’elle rentre à la maison… Un moment vraiment dur.

Pour le meilleur souvenir: vivre ce trip avec ma femme, l’ambiance, les 2 séries gagnées à Sunset contre 3 hawaiiens dans un 4 m en vrac. Au final, je ne me souciais plus vraiment de la compétition, mais juste de surfer les vagues ! Je crois que c’est les plus grosses vagues que j’ai surfées  en compétition !

Ca reste une super expérience et un très bon souvenir ! »

On en vient à notre question sortie du chapeau. On a tous déjà fait un surf trip paradisiaque, où on surfe des vagues folles, et où on a l’impression de toucher le septième ciel.

« Je ne peux pas dire exactement où c’était. C’est une sorte d’île « cachée » en Polynésie. J’étais avec mon meilleur pote Rudy, et on a eu des vagues hallucinantes. Des tubes parfaits, super longs, faciles, avec très peu de monde à l’eau. 20 jours vraiment paradisiaques. C’était il y a 6 ans, et j’y pense encore. J’espère y retourner un jour ! »

On finit avec les traditionnels remerciements:

« Mes sponsors G-ShockPull In et FCS qui me soutiennent, l’agence Blue-Star qui m’aide beaucoup, et puis ma femme, ma famille et mes amis, et tous ceux qui me soutiennent. Et puis merci The Bottom Turn pour l’interview. »

C’est avec plaisir !

Bon, maintenant, à vous de partager et de montrer un peu d’amour et de soutien à Duvi:

SHOW DUVI SOME LOVE !!!

comments: Closed
18 06 2012   Coupe de France- Mimizan – 16 et 17 juin

                                             Photo

Je viens de remporter le WE dernier (16-17 juin) la coupe de France de Mimizan, pour la 3ième fois!

Les conditions n’ont pas été à la hauteur de nos espérances pour cette 2nd étape, avec des bancs de sables qui ont énormément bougé ces derniers temps, mais on a pu surfer de jolis morceaux de droites très propres le dimanche devant la plage de la Garluche, avec un bon vent de terre et un 1m50 de vagues.

Comme d’habitude, ça a été une des compétition les plus physique de la saison avec de bonnes parties de courses à pied et de rame pour trouver les quelques vagues qui ouvraient bien.

C’est toujours génial de gagner une coupe de France, cela est bon pour le moral et me prouve que je suis bien physiquement, surtout après m’être bien fait secoué à La Gravière le vendredi 15 dernier. Et avec ma situation actuelle, il n’y a pas de petites compétitions ni de petits price-money. Tout est bon à prendre pour rester motivé et concentré pour la saison des WQS en Europe qui reprendra en Août.

Bravo aux staff de la FFS et du Maeva SC pour l’organisation, ainsi qu’aux surfeurs et surfeuses (félicitations à Joséphine Costes!) pour le show.

SUIVEZ MOI SUR MA PAGE athlète FACEBOOK EN CLIQUANT SUR « J’AIME » .

http://www.facebook.com/vincentduvignac

comments: Closed
25 04 2012   ITW : SUD OUEST « planète surf »

 

Vincent Duvignac (FRA)-AQUADP-9444.jpgVincent Duvignac en action, ici, la semaine dernière dans les vagues anarchiques du Protest Vendée Pro qu’il a terminé à la deuxième place. Photos © Aquashot / Aspeurope.com

VINCENT DUVIGNAC Les temps sont durs pour Vincent Duvignac. Pas tant d’un point de vue sportif puisque le Mimizannais vient de se classer deuxième (derrière l’Allemand Marlon Lipke) du Protest Vendée Pro (Star 3*), la semaine passée à Brétignolles-sur-Mer, en signant sur le spot de La Sauzaie la meilleure vague et le plus gros total du contest d’ouverture de la saison européenne. C’est plutôt au niveau du « porte-monnaie », comme il le confie sans fard dans la longue interview qu’il a accordée à « Planète Surf », que le bât blesse.

Délesté de son sponsor principal en novembre, Duvignac rame, depuis six mois, presque plus hors de l’eau que dans ses vagues landaises favorites, à la recherche de partenaires financiers qui permettraient à ce prometteur et talentueux surfeur de 24 ans de poursuivre sa progression sur le circuit professionnel. Un circuit qu’il fréquente depuis 2006 et l’âge de 18 ans, après avoir fait ses gammes quatre ans durant au pôle France de surf de Bayonne. Belle gueule et tête bien pleine, Vincent Duvignac, 86e au Ranking fin 2011, rêve encore de World Tour, mais travaille d’abord « pour en acquérir le niveau ». Pas de doute, croire en Duvignac, c’est croire en l’avenir du surf tricolore.

« Planète Surf ». Vincent, on t’imagine satisfait de ta deuxième place au Protest Vendée Pro, même si la victoire semblait à ta portée…
AQDP8725.jpgVincent Duvignac.
  »J’ai essayé de tout donner durant ces trois jours difficiles en Vendée, ce qui m’a conduit à cette deuxième place. J’ai réussi de bons scores, je me sentais bien, j’avais de bonnes planches, ce qui m’a permis de pleinement m’engager dans la compétition. Je suis bien sûr satisfait du résultat final, mais je suis quand même un peu déçu de terminer si près de la première marche. »

Les conditions de surf n’étaient vraiment pas évidentes, non ?
« C’est vrai, les conditions étaient vraiment très dures, avec des vagues continuellement hachées par le vent. Il avait aussi beaucoup plu les jours précédents et l’eau était vraiment marron. De toute manière, les conditions sont à chaque fois un peu à part à La Sauzaie. Mais à force d’aller là-bas, je commence à être habitué. J’ai surtout évité de me poser 36 000 questions. Je suis arrivé la veille au soir de ma première série, en visant la première place. Mais sur certaines séries, il était vraiment compliqué de trouver des vagues correctes pour placer deux ou trois manoeuvres. D’ailleurs, les scores n’ont pas été très élevés tout au long de la compétition. Beaucoup se sont qualifiés dans des heats avec des 8 et 9 points. Il a fallu en fait plus se battre contre les éléments que contre les adversaires. Des gars comme Tim Boal (tenant du titre) et Alain Riou (finaliste en 2011) ont d’ailleurs chuté prématurément. »

L’automne dernier, on t’a vu briller du côté d’Hawaii, avec deux troisièmes tours d’affilée aux prestigieux Reef Hawaiian Pro et Vans World Cup of Surfing
« Je n’avais pas du tout prévu d’aller à Hawaii en novembre dernier car mon classement au mois d’octobre ne me le permettait pas. En fin de compte, comme le classement est réactualisé sans arrêt, avec les bons résultats que j’avais eus en Europe, je me suis retrouvé 101e avant la tournée hawaiienne. Du coup, j’ai pu intégrer ces deux events où ça s’est à peu près bien passé pour moi puisque j’ai fait 33e sur l’ensemble des deux étapes. Sunset (où se déroule la Vans World Cup of Surfing, NDLR) a véritablement été une étape importante pour moi. J’ai pu goûter à de grosses conditions, avec des vagues de 4 mètres, et j’ai passé mes deux premières séries avant de perdre au 3e tour. J’ai senti un déclic pendant cette compétition. C’était ma première à Hawaii, ça a été super pour la confiance. »

Un déclic ?
« Carrément oui. Haleiwa (où a lieu le Reef Hawaiian Pro, NDLR) et Sunset sont des compétitions vraiment différentes de celles inscrites au calendrier du WQS (ou Star), où les conditions sont souvent de moins de 1,50 mètre, et donc pas toujours très « fun » à surfer. À Hawaii, j’ai pu enfin sortir une planche supérieure à 6 pieds 2. D’ailleurs, j’étais en 7 pieds. C’est une autre compétition dans la mesure où on peut surfer différemment. À la limite, on ne pense pas tellement à ses adversaires, on se focalise plus sur soi-même. »

Il te reste désormais à surfer à Pipeline !
« Ça fait évidemment partie de mes envies et de mes objectifs à long terme. »

Comment juges-tu ta saison dernière ?
« Je n’ai pas souhaité trop m’éparpiller sur le circuit international, car j’avais vraiment envie de faire des bons résultats sur le circuit européen. J’ai bien débuté l’année en terminant 5e d’un 6* à Thruso, en Écosse, puis à nouveau 5e du Vendée Pro. J’ai vu mon classement européen et mondial grimper. Je suis ensuite parti, en mai, au Brésil pour un 5* à Xangri-là afin de grappiller quelques points. Ça l’a fait, j’ai rempli mon contrat en me classant 9e. J’ai enchaîné avec une 5e place au Lacanau Pro (6*). À partir de là, j’ai essayé de tout donner pour le classement final européen, mais malheureusement, ça s’est moins bien passé par la suite puisque je suis tombé au sixième rang. Ça m’a donné un surcroit de motivation pour faire mieux en 2012. Cette année, je veux vraiment me concentrer sur l’Europe, déjà parce que je n’ai pas le choix niveau budget, et ensuite car ça peut m’ouvrir d’autres portes. »

Ta deuxième place en Vendée arrive à point nommé après un début de saison discret…
« Comme j’avais l’opportunité de faire les Prime events (1) grâce à mon classement, mon but était à la base de percer sur le circuit international. Je pensais vraiment retrouver vite un sponsor. Je me suis lancé surmotivé au Brésil, à Fernando de Noronha, et en Australie, à
Margaret River, où j’ai perdu à chaque fois au 1er tour. Par conséquent, j’ai été contraint de ralentir la cadence vu l’état de mon porte-monnaie et ma motivation. Quand on enquille les mauvais résultats, c’est dur de continuer. »

Vincent Duvignac (FRA)-AQUADP-9478.jpgPour quelle(s) raison(s) te retrouves-tu aujourd’hui sans sponsor principal ?
« Pendant mon séjour à Hawaii en novembre dernier, le jour où j’ai été éliminé à Haleiwa, en rentrant à l’appartement, j’ai reçu un e-mail de la direction de mon sponsor Rusty Europe pour m’informer qu’il était placé en liquidation volontaire. Comme le marché était en stand-by, ils n’avaient plus besoin de moi. En février dernier, ils ont été placés en liquidation judiciaire, confirmation que ça n’allait pas se remettre en route de suite. Depuis novembre, je suis donc sans revenu principal. J’étais avec Rusty depuis trois ans et demi. Là, ça devient vraiment dur de participer aux compétitions. »

Où en es-tu actuellement de tes recherches ?
« Je démarche un peu partout, j’essaie de montrer que je suis toujours présent en claquant des résultats comme celui en Vendée, qui je l’espère pourra m’aider. Je communique aussi par le biais de clips vidéos. Un ami qui me filmait quand j’étais chez Rusty m’a offert un clip pour que je puisse faire ma promotion et exposer mon niveau, prouver que je suis toujours là et démontrer de quoi je suis capable. J’espère que ça pourra porter ses fruits prochainement. Je n’ai encore que 24 ans ! J’ai des contacts. Après, j’attends des réponses. Ça prend souvent du temps. Les marques se serrent un peu la ceinture et les décisions sont plus longues à prendre, peut-être à cause du contexte économique. Elles attendent plus de preuves de la part du rider. »

Quel est ton programme de ces prochaines semaines ?
« Je vais participer au Prime à Trestles, en Californie (le Nike Lowers Pro, du 1 au 5 mai), pour conserver quelques points. Même si je perds au 1er tour, y être m’assure pas mal de points afin de garder un classement correct et ainsi participer aux prochains Prime ainsi qu’aux 6* en Europe. En rentrant de Trestles, je me concentrerai à 100 % sur le circuit européen : Newquay en Angleterre (6*, du 7 au 12 août), Lacanau (6*, du 14 au 19 août), Zarautz au Pays basque espagnol (6*, du 28 août au 2 septembre), les Açores au Portugal (6*, du 4 au 9 septembre), Pantin en Galice (3*, du 11 au 16 septembre). Le circuit européen compte moins d’événements cette saison qu’en 2011, Thurso en Écosse, qui était un WQS majeur, a par exemple disparu. C’est pour cela que si je veux percer sur le Tour, je vais devoir me donner à fond, ne rien laisser échapper, même des 3*. »

Vincent Duvignac (FRA)-AQUADP-8675.jpgLe World Tour, c’est un rêve ?
« Bien sûr que j’aimerais connaître ça un jour. Mais, à moyenne échéance, mon objectif sera d’abord d’acquérir le niveau de surf nécessaire pour le World Tour, avant d’envisager pouvoir me qualifier. »

Selon toi, le fossé est-il si grand entre les surfeurs du World Tour et le « reste du monde » ?
« La différence, c’est que les membres du World Tour surfent des belles vagues toute l’année, tandis que moi par exemple, je surfe certes des belles vagues, mais qui se rapprochent plus des beachbreaks de chez moi à Mimizan. Ensuite, eux font plus de vingt compétitions par an. Moi, l’an dernier, même si je réussis une saison correcte, je participe à onze contests en tout et pour tout. Sur le World Tour, il y a une mentalité à avoir et un haut niveau de surf à atteindre. Même si pour certains, ça ne saute pas aux yeux, c’est pourtant le cas. C’est un long travail pour en arriver là. »

Quel surfeur es-tu, Vincent Duvignac ?
« Je considère que j’ai une bonne glisse, je suis assez performant dans les tubes, le genre de vagues qu’on retrouve dans les Landes, entre Hossegor et Mimizan. Je peux m’appuyer sur un bon sens marin. Après, j’ai encore beaucoup de lacunes, notamment s’agissant de toutes les figures « new school » et ces airs que peuvent réaliser un Kolohe Andino (jeune prodige américain présent cette saison sur le World Tour, NDLR) ou le Français Marc Lacomare (
interviewé fin janvier par « Planète Surf »). Pour évoluer au plus haut niveau, le surf new school est le passage obligé. Il faut être polyvalent. »

Quels surfeurs du World Tour t’impressionnent le plus ?
« Plein ! Comme Joel Parkinson (l’Australien quatre fois vice-champion du monde, la dernière fois en 2011, NDLR), qui possède un surf hyper radical dans un style agréable voire même nonchalant. Et puis, il y a Kelly (Slater) bien sûr. À 40 ans, il arrive encore à sortir des manoeuvres incroyables. J’aime bien aussi Michel Bourez (Fra). Il est très fort dans les tubes. Avec Jérémy (Florès), ils ont les armes pour viser le Top 10 cette année, ils l’ont déjà fait. L’un et l’autre font vraiment partie de l’élite maintenant. Tout le monde le reconnaît, ils sont de bonnes sources d’inspiration pour tous les surfeurs français. En 2013, je vois bien Joan (Duru) les rejoindre sur le World Tour. J’espère qu’il pourra se qualifier, il a vraiment le niveau. Dans les années à venir, d’autres arriveront comme Marc Lacomare ou encore Maxime Huscenot, qui commence à avoir pas mal d’expérience et qui maîtrise de mieux en mieux le répertoire des manoeuvres. »

Et Vincent Duvignac ?
« Ouais ! »

Qui sera champion du monde cette année à ton avis ?
« J’ai peur que ce soit Kelly (Slater). Ce serait bien mais tout de même lassant ! Sinon, je vois bien Mick Fanning (l’Australien double champion du monde) pour un troisième titre. »

(1) Les épreuves dites Prime s’apparentent à la deuxième catégorie des compétitions ASP derrière le World Tour et devant les Star. L’appellation WQS concerne les Star.

DuvignacFRADay3_BonnarmeAquashot-5695.jpg

comments: Closed
23 04 2012   Vendée Pro-WQS 3*

Je viens de terminer sur la 2nd marche du podium de ce Vendée Pro 2012, à 0,23pts du premier: Marlon Lipke. Joan Duru et Romain Cloitre complètent ce podium, avec des scores très serrés également.

Je suis satisfait de ma compétition même si je reste frustré d’être passé si près d’une victoire, qui aurait été la première pour moi sur le circuit WQS. Après un 6,17pts, je n’avais besoin que d’une vague à 4,03pts pour gagner mais je n’ai pu la trouver dans ces conditions très agitée et ventée.

C’est tout de même très bon pour la confiance, et je compte bien continuer à faire de bons résultats sur le circuit européen cette saison, sur lequel je vais devoir rester concentré, faute de budget pour aller jouer sur le circuit international à plein temps.

Je m’envole quand même samedi pour la Californie, pour essayer d’acquérir les points à Trestles (Prime event) qui me garderont dans le top 120 avant la mi-saison.

Merci pour tout les messages de soutien que j’ai pu recevoir! Et n’hésiter pas à partager via les réseaux sociaux et websites le dernier clip vidéo qui pourrait peut-être m’aider à trouver des partenaires…

Merci!

VD

Photos, vidéos et résultats sur : http://vendee.aspeurope.com/results/

comments: Closed
18 04 2012   Clip vidéo——winter times——

by Îcones Surf : www.icones-surf.fr

Vincent Duvignac a perdu son sponsor avec la fermeture de Rusty Europe en Décembre. Mais ce n’est pas parce qu’il n’a plus de sponsor, qu’il a arrêté de surfer. Bien au contraire, il a même augmenté son nombre d’heures à l’eau, passant plus de 7 heures à l’eau en plein hiver avec gants, cagoules et chaussons….Je connais Vincent depuis mes débuts dans le milieu car c’est un mec sympa et souriant au premier contact.

Et je pense qu’à sa place je serai blasé…blasé car il fait partie des meilleurs compétiteurs européens, c’est un excellent tube rider, il charge à la rame comme en tracté, et il est plutôt beau gosse (moins que moi quand même, lol), il a tout pour bien représenté une marque….mais lui n’est pas blasé, il continue de surfer avec le sourire…

Source: www.icones-surf.fr  , MERCI Ludo!

comments: Closed